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 Derrière des barreaux, pour quelques mots... | Frederic

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MessageSujet: Derrière des barreaux, pour quelques mots... | Frederic   Lun 25 Aoû - 20:41



Derrière des barreaux,
pour quelques mots...



... qu'il pensait si fort.
Dehors il fait chaud - des milliers d'oiseaux s'envolent sans effort.
Quel est ce pays où frappe la nuit la loi du plus fort ?
Néant.

Sa vie était néant.

Elle baissa les yeux, sanglot étouffé. Elle voulait que cela cesse. Sa tête tournait, elle se sentait mal. S’allongeant, se recroquevillant, comme pour avoir le moins de contact avec l’atmosphère, elle posa sa tête entre ses bras. Ses longs cheveux bruns, emmêlés, cassés, vinrent se faufiler et chatouiller son visage.

Elle voulait que cela cesse.

La situation ne pouvait plus durer. Chaque jour, chaque minute, elle se transformait en fantôme, en cadavre vivant, et l’espoir se mourrait à petit feu. Était-ce l’histoire de quelques heures, ou de plusieurs siècles ? Qui sait depuis combien de temps elle se morfondait dans ce cachot, sans autre échappatoire que la folie douce ? Elle ne devenait pas folle, non. Elle en était presque sûre… Cependant, comment savoir ? Il n’y avait rien à quoi elle puisse se raccrocher. Ni identité, ni souvenirs concrets – seuls subsistaient dans sa mémoire des histoires et des épopées, des extraits de livres et de manuels, des techniques et des sciences, des arts et des lettres. Néanmoins, toute cette connaissance s’évaporait sans application, se tarissait sans être mise à profit. Elle ne savait même pas de quelle couleur étaient ses yeux.
Et derrière ses paupières, elle ne voyait rien, rien, hormis les lignes des livres. Ni les propres traits de son visage, ni sa voix, aucun environnement ne lui semblait familier. De ses rêves, dont elle attrapait parfois la poussière du bout de la conscience, elle ne retenait qu’un flou immense – mais le cœur battant, elle avait parfois l’impression de revivre. Puis, les larmes. Silencieuses, froides, automatiques.

Elle ne savait pas. Elle ne comprenait pas. Qui était-elle, quel effroyable crime avait-elle commis pour succomber à ce cauchemar ? Ô, pourquoi ne méritait-elle que le sourire du Diable et les yeux de l’Enfer, venant parfois se glisser dans sa seule ouverture sur le monde ? Elle désespérait.

En elle, un instinct fou la maintenait en vie, mais elle dansait sur la ligne. Entre l’espoir et l’abandon, la rage de vaincre et le renoncement. Elle n’avait pas la liberté de son corps, perdait la liberté dans sa tête.

Seul le silence lui répondait, angoissant et confortant - la seule chose qu'elle connaisse, finalement. L'enveloppant, blanc, effaçant les sons.

Il n'y avait qu'elle, et le néant.

Puis, il y eut un bruit.

Immédiatement, elle se redressa, alerte. Un bruit précipité, hésitant. Il ne s'agissait pas du bruit habituel des docteurs ou de la femme en noir, non. C'était autre chose. Elle se cala contre le mur, attentive. Elle entendit les verrous de la porte tourner - sa gorge se serra.

Qui pénétrait dans sa tombe ?

Note:
 







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MessageSujet: Re: Derrière des barreaux, pour quelques mots... | Frederic   Ven 5 Sep - 20:01

Impossible de dormir. Combien d’heure étaient passées ? Une, deux… Il regarda Alaïs qui semblait dormir profondément. Elle était là, ignorant totalement ce qu’il avait fait la veille, avant de rentrer. Pourquoi ne lui avait-il rien dit ? Il ignorait comment. Il se sentait mal, craignait l’avenir proche qui les attendait. Pas eux personnellement, mais bien ce qui allait arriver dans cette ville. Qu’avait-il donc fait ? Il s’était permit une petite visite au Ténébreux, ici connu sous le nom de Mr. Gold. Si on l’avait sévèrement jugé par rapport à cette décision déjà, il comprenait maintenant pourquoi.

En effet, Mr. Gold semblait avoir une idée derrière la tête, et c’était pour cette raison que Frederic Richards était allé le voir la veille, dans la soirée. Cette rencontre résultat en un remboursement de dette, car Merlin lui devait une faveur. Qu’avait-il eu à faire ? Partir à la rencontre d’un dragon pour lui prendre un œuf tout en or, orné de bijoux. S’il avait cru pendant sa discussion avec Kilgharrah qu’il s’agissait d’un œuf de dragon, il s’était complètement trompé, ce qui avait bien expliqué le fait qu’il n’avait pas ressenti la présence de cet œuf. Bref, œuf dérobé à Aithusa, Merlin n’eut aucunement le droit de savoir ce que contenait cet œuf.

Mais que pouvait préparer ce Ténébreux ? Rien de bon, sans aucun doute. C’est ce qui l’empêchait de dormir cette nuit. Regardant le réveil tout en restant sur le bord du bord du lit afin d'éviter de ne serait-ce qu'effleurer Alaïs, il essaya de se rendormir, sans vraiment y arriver. En même temps, ce n'était très facile avec ces réflexions et le fait qu'il était un peu mal à l'aise de dormir avec sa douce. Il l'aimait, mais il avait l'impression que c'était plutôt rapide pour eux, d'autant plus qu'ils n'étaient pas mariés. Mais Vivianne ayant insisté, il n'avait pas pu s'obstiner bien longtemps. Bref, il quitta l'appartement, quelques heures plus tard, donnant à Alaïs pour seule explication qu’il avait besoin de se réveiller et de prendre l’air.

C’est dans l’après-midi, après avoir erré dans la ville pendant quelques heures, qu’il s’arrêta devant l’hôpital. Peut-être devrait-il aller voir son ancien tuteur, Gaius. Ou bien…

C’est alors que cette folle idée le frappa. Si quelque chose devait se passer dans cette ville à cause de lui, il devait au moins rendre la liberté à cette patiente de l’aile psychiatrique. Elle qui n’avait apparemment aucun besoin d’être là. Espérant qu’elle ne soit pas sous l’effet de médicaments quelconque, il entra dans l’établissement avec sa carte de bénévole dans les poches, et descendit au sous-sol. La dame qui se trouvait normalement en bas de l’escalier, à son bureau, n’était pas là, ce qui rendait la tâche plus facile. Il partit donc rapidement en direction de la cellule de la brune et ouvrit la porte. La voyant, il devina qu’elle avait craint la visite d’un docteur ou quiconque autre personne qui l’aurait laissé croupir là. Mais il n’était pas comme ça. Il lui tendit donc la main et sourit. « Viens. Je vais te sortir d’ici. »









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MessageSujet: Re: Derrière des barreaux, pour quelques mots... | Frederic   Ven 12 Sep - 10:53



Derrière des barreaux,
pour quelques mots...




La porte s'ouvrit sur une ombre.
La jeune femme se terra contre le mur. La pièce n'était pas assez éclairée pour qu'elle puisse distinguer un visage, mais l'ombre fit deux, trois pas, et découvrit alors un visage. Un homme, jeune - était-il même plus âgé qu'elle ? Un visage très fins, des traits délicats et par-dessus tout, un sourire.

Elle fronça les sourcils, stupéfaite. Qui était-il et que venait-il faire ici ?
« Come on, I'll get you out of here. » Une main tendue, un regard chaleureux. Elle le dévisagea avec méfiance. Était-ce un piège ? Elle ne se souvenait pas d'avoir déjà vu ce jeune homme - peut-être avait-il fait partie des nombreux médecins qui étaient venus lui rendre visite, mais elle n'en gardait aucun souvenir. Au moins, il ne s'agissait pas de la dame en noir, celle avec le regard cruel.

Elle regarda la main tendue. Toujours sans un mot, elle effleura délicatement la peau de l'autre, puis, la première hésitation passée, agrippa fermement sa main. Il l'aida à se relever. Clairement, c'était maintenant ou jamais. Elle réfléchit à toute vitesse : un inconnu lui proposait de s'échapper. Son instinct lui soufflait qu'il n'y aurait pas de secondes chances, et honnêtement... juste au moment où elle aurait pu abandonner, son sauveur se présentait. Elle doutait qu'il s'agisse là d'une simple coïncidence. Le message était limpide : il y a toujours de l'espoir. Mieux qu'une bouffée d'oxygène, un moment salvateur. Et elle ne décelait aucune malice, aucune malveillance dans les yeux doux de ce garçon. Le destin faisait bien les choses. Son coeur se mit à battre plus fort ; no one decide my fate but me. Enfin ! Elle pouvait décider de sa vie, la première brèche dans sa prison.

Un sourire timide vint éclairer son visage ; ce fut suffisant. Plus le temps de tergiverser : on posera les questions plus tard. Si ça se trouve, ils ne disposaient que de quelques minutes, il fallait donc faire vide. Il la guida à travers un dédale de couloirs blancs, dont la lumière lui brûlait presque les yeux. Après les escaliers, encore des couloirs, esquivant les infirmières et les médecins, il ouvrit une petite porte et se retrouvèrent dehors.

À l'air libre.

Haletante, presque tremblante, elle put enfin découvrir pleinement son sauveur. Elle vit qu'il ne voulait pas perdre de temps - et il avait probablement raison, ils n'étaient pas en sûreté ici. Néanmoins, elle avait besoin de réponses.

« Wait, please. » Elle se rendit compte qu'elle tenait toujours la main du jeune homme, et la lâcha, un peu gênée. Elle s'était accrochée à lui pendant leur course, paniquée à l'idée de se retrouver seule. Elle n'avait pas l'intention de commencer un discours, mais maintenant qu'elle retrouvait pour la première fois depuis... toujours ?, le contact du monde réel, de l'extérieur, elle estimait que le moment était propice à quelques interrogations. « Before we go, I... I need to know... who are you ? » Tout d'un coup, elle ressentait le besoin vital de connaître l'identité de son sauveur. Elle ne se souvenait pas de la sienne, au moins connaître celle d'un autre serait un bon début. « And where are you taking me ? » Il n'y avait que de la douceur dans sa voix, mais l'inquiétude s'entendait clairement. Confuse, elle était reconnaissante à ce jeune homme de l'avoir sauvée, mais sans savoir où elle allait ensuite, elle ne pourrait pas continuer. Elle voulait... elle ne savait pas ce qu'elle voulait, mais elle avait besoin de réconfort. De sécurité.

D'un havre.

Traduction des dialogues:
 






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MessageSujet: Re: Derrière des barreaux, pour quelques mots... | Frederic   Ven 12 Sep - 15:28

Elle hésita. Bien entendu, puisqu’elle ne le connaissait pas. Le temps pressait, certes, mais il ne pouvait pas l’obliger à lui faire confiance. Elle seule pouvait décider du destin qui l’attendait. Elle, elle avait cette chance. Merlin ne l’avait pas eu. Tout ce qu’il avait toujours fait, était provoquer ce qui était prédit pour lui, Arthur, même Morgane et Mordred. Il ne voulait donc pas l’obliger. S’il avait souffert par la main du Destin, il ne pouvait s’empêcher de croire que les autres pouvaient avoir le contrôle sur ce genre de chose. À sa plus grande satisfaction, elle choisit de lui faire confiance et d’être libre. L’aidant à se relever, il hocha la tête en la regardant, question de lui faire signe qu’elle prenait la bonne décision. Suite à cela, ils prirent la porte. La voie était encore libre, il fallait se dépêcher au cas où l’infirmière reviendrait.

Après être remonté l’escalier, il fut prudent avant de tourner chaque coin de couloir. Il avait l’impression de revivre ses vieilles années passées à Camelot, quand il devait passer les gardes des portes de la citadelle ou pour se rendre dans les donjons. Il avait également souvent espionné des ennemis dans la forêt. Les voyages de chasse avec Arthur avaient également contribués à le rendre discret, ou un peu en tout cas. Ainsi, il put se rendre sans problème avec la patiente jusqu’à une porte menant sur le côté de l’édifice. Voulant continuer leur route, il fut interrompu.

« Wait, please. » Elle lâcha sa main et il n’insista pas. C’était elle qui décidait. Après tout, il n’était qu’un inconnu. Bref, celle-ci, avant de poursuivre leur course, désirait savoir qui il était. C’était normal. Elle voulait également savoir où ils allaient. « My name is Frederic. I am a volunteer here, at the hospital. » Utile de préciser ? Malheureusement oui. Il fallait bien qu’il explique d’où il avait su qu’elle était là. « Don’t worry. I am on your side. I’m a friend. » Il regarda autour, surtout vers la porte de laquelle ils venaient de sortir. « I just don’t think that you are meant to be here, so I freed you. » Bien sûr, il risquait de s’attirer les fureurs de Gaius, connu sous le nom de George Grant ici, qui était le directeur de l’hôpital, mais une fois qu’il retrouvera la mémoire, il comprendra. Avec un peu de chance, il le félicitera.

Pourquoi était-elle là de toute façon ? Quand il avait cherché à se renseigné, on lui avait dit que c’était confidentiel, et que la seule personne qui pourrait répondre à ses questions était la mairesse, la seule personne qui venait la visiter, une fois de temps en temps. Demander à Regina ? Absolument pas question. C’était d’ailleurs en sachant cela qu’il devina que la brune n’était pas supposée être là. Si Morgane était aussi proche de la reine, la reine devait sans doute être aussi mauvaise. C’était elle qui les avait enfermés ici, non ?

Mais l’heure était surtout à la fuite.

« We have to go before they find out you escaped. Just trust me. Il will take you to my girlfriend’s apartment. She’s really kind. She’ll help us. »









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MessageSujet: Re: Derrière des barreaux, pour quelques mots... | Frederic   Mar 16 Sep - 21:02



Derrière des barreaux,
pour quelques mots...



Elle aurait voulu sourire, mais elle n'y arrivait pas. Son corps lui paraissait paralysé, et elle se sentait trembler. Elle était libre. Elle respira profondément, tentant de calmer les battements de son coeur. À son grand soulagement, il lui répondit. À cet instant, elle sut qu'elle pouvait lui faire confiance.

Dans une autre vie, elle - et alors, on la connaissait sous le nom de Belle - avait été une jeune femme assez naïve, prête à croire que tout le monde possédait du bon en lui. Elle s'évertuait à sourire et à essayer de faire sortir le beau côté de chacun. Parfois, ç'avait marché. Parfois, ç'avait échoué. Son dernier échec l'avait d'ailleurs conduit à être enfermée, mais ça, Belle ne s'en souvenait pas. Ici, dehors, les pieds nus sur l'asphalte de la cour de l'hôpital, elle n'était qu'elle. Une jeune femme inconnue à elle-même. Pendant toute la durée de son enfermement, elle y avait pensée, mais n'avait pas eu le loisir de se plonger dans des réflexions existentielles. Après tout, tant qu'elle resterait enfermée, elle ne voyait pas d'avenir possible. Ses questions demeuraient éternellement sans réponses. Mais maintenant qu'il existait une autre voie, un autre chemin, les questions lui revenaient d'un coup. Qui était-elle ? Néanmoins, elle dout; ait que le jeune homme puisse lui répondre.

Elle apprit qu'il se nommait Frederic, et qu'il était... volontaire à l'hôpital ? Elle fronça les sourcils, prête à paniquer encore une fois (quelqu'un de l'hôpital ne pouvait pas être une bonne personne, si ?) mais il la rassura. Je suis de ton côté. Elle ferma brièvement les yeux, et un fin sourire se dessina sur ses lèvres. Elle se sentait si reconnaissante ! Il l'avait libéré sans rien savoir d'elle. Spontanément, elle lui prit les mains, et les serra. « It's a pleasure to meet you, Frederic. I will never be able to thank you enough. » Elle hésita à parler, mais fut coupée dans ses réflexions par le reste des propos du jeune homme.

« Will I be safe ? » Elle se mordit la lèvre. Quelle maladresse. « I just... look, I've been kept here all those years and I don't know why. I can't remember who I am and maybe... » Cette simple pensée lui faisait monter les larmes aux yeux, mais elle devait exprimer ce qu'elle ressentait. « ... maybe I'm a danger to others. I don't want to get you two into trouble. I don't feel like I'm dangerous but how could I know ? » Elle s'expliquait en parlant avec les mains, visiblement choquée par ses propres propos. Elle voulait être quelqu'un de bien. N'ayant aucune idée de son identité, le trou de mémoire grignotant chaque parcelle de son être, elle voulait avoir la certitude que son enfermement ne soit pas dû à une bonne raison. « I don't even know my name. » Elle ravala la boule qui grossissait dans sa gorge. Elle devait respirer, se calmer...

En même temps, elle se sentait ridicule de demander tout ça, alors qu'ils devaient impérativement fuir.



Traduction des dialogues:
 






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MessageSujet: Re: Derrière des barreaux, pour quelques mots... | Frederic   Ven 19 Sep - 13:05


Pour le remercier, la brune lui prit les mains et lui exprima sa gratitude. Merlin était content. S’il avait vécu pendant toutes ces années dans la rue, il n’avait pas perdu le tour de gagner la confiance des bonnes personnes. Car en effet, pour lui, elle était une bonne personne. Il ne la connaissait pas, mais il arrivait à le deviner. Il s’était rarement trompé d’ailleurs. Après tout, si Morgane était tournée comme elle était aujourd’hui, c’était sa faute à lui, non la sienne. Il ne voulait pas l’excuser, mais s’il lui avait apporté la bonne aide dès le départ, sans doute n’aurait-elle jamais tourné le dos au royaume d’Uther.

Mais l’heure n’était pas aux gratitudes. Ils devaient quitter, ce qui lui fit remarquer. Lorsqu’il voulut partir, celle-ci lui demanda si elle allait être en sécurité. Il continua donc de l’observer. Avant même qu’il n’eut le temps de répondre, elle tenta de s’expliquer. Affirmant qu’elle avait été là longtemps sans savoir pourquoi, elle disait ne pas se souvenir de qui elle était. Légèrement étonné, il comprenait donc que soit les médicaments lui avaient fait oublier sa fausse vie, soit Regina ne lui en avait simplement pas donné. Probablement que cette dernière n’avait pas prévu la faire sortir. Il jouait donc avec le feu. C’est en jouant avec le feu qu’on se brûle.

Elle était inquiète. Pas lui. Il comprenait néanmoins. Ne pas savoir qui on est, ça ne doit pas être facile. Merlin ne pouvait pas comprendre parce que depuis le début de cette malédiction, il se souvenait de son ancienne identité. La seule chose qui avait changé, c’est que des souvenirs qu’il n’avait pas vécu s’étaient imposés dans sa mémoire. Mais elle, elle était perturbée. L’idée d’être dangereuse l’effrayait, et rien que ça prouvait qu’elle ne pouvait pas l’être. Il lui tendit donc la main, confiant. « You can be whoever you want to be. At this point, your name isn’t important. Only what you think you are is. » Toujours la main tendue, il lui sourit. Il voulait qu’elle soit rassurée. « If you were dangerous, you would still be in your prison. Regina isn’t a good person. She locked you up for a reason only she knows. » Il fallait maintenant partir. Quelqu’un s’était peut-être déjà rendu compte de la disparition de la belle. « Trust me, I will do my best to discover who you are. I will discover why Regina locked you up. And I will find out what your name is. But first, we have to leave. » Tout ce qu’il avait à faire maintenant, c’était attendre qu’elle veuille bien le suivre.

Traduction des dialogues:
 









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MessageSujet: Re: Derrière des barreaux, pour quelques mots... | Frederic   Mer 1 Oct - 22:43



Derrière des barreaux,
pour quelques mots...



Les yeux de Frederic répondirent à son angoisse par un éclat de bienveillance. Encore une fois, il sut trouver les mots pour l'apaiser et pour lui permettre de surmonter sa frayeur. Tout ce qu'elle avait à faire désormais, c'était lui faire confiance. Et choisir qui elle voulait être. Clairement, elle n'avait pas l'esprit à penser à la personnalité qu'elle devrait se créer, à défaut de retrouver. Mais ce qu'elle savait, c'est qu'elle serait une personne courageuse.

L'opportunité de sa vie se présentait sous les traits de Frederic. L'issue de cette aventure pouvait difficilement être pire que la précédente, alors, la question ne se posait pas vraiment. En elle, elle sentait une prédisposition à faire confiance aux autres et à toujours espérer le meilleur : si ça n'avait été le cas, jamais elle ne se serait élancée si vite à la suite de son sauveur. Désormais, il n'y avait plus d'alternative. Dès que leurs mains s'étaient rencontrées dans la cellule et qu'il l'avait libérée, elle avait tacitement accepté de le suivre, où qu'il aille. Il se présentait presque comme une bénédiction, elle se sentait presque honteuse de les retenir pour des questions si inutiles. Après tout, elle était restée des jours, des années ou peut-être des décennies sans connaître son identité, que changeraient quelques heures de plus ? De ce point de vue, rien, mais s'ils se faisaient repérer...

Elle acquiesça. Regina ? Sûrement la dame aux yeux de ténèbres, avec le petit sourire sadique et malsain. Bon sang, qu'avait-elle pu bien lui faire ? De toute évidence, ce n'était pas une bonne personne. Les bonnes personnes n'enfermaient pas les autres sans raison apparente. Et encore moins dans un asile.

Ironiquement, Belle ne sortait pas de sa première captivité - elle les collectionnait plutôt. Un tour entre les mains du Ténébreux et de la Reine Maléfique, elle était gâtée. Bon, évidemment, de Belle, il ne subsistait chez l'inconnue sans mémoire plus que le physique et le coeur pur. Et heureusement - eusse-t-elle été lucide, elle aurait directement foncé chez Regina pour lui expliquer sa manière de penser. Après un petit détour chez Rumplestiltskin.

Une bouffé d'excitation emplit son coeur lorsque Frederic lui promit solennellement d'enquêter sur son cas, et de la délivrer du fardeau de l'amnésie. Elle l'enlaça rapidement, puis lui adressa un sourire brillant.

Fais ce qui est courageux, le courage suivra. Elle n'aurait rien sans rien, et non, ils ne passeraient pas leur nuit ici. Il était plus que temps.

« Then let's go, shall we ? »

RP TERMINÉ —
suite dans l'intrigue
Traduction des dialogues:
 






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